L’employeur ou le salarié peut rompre le contrat sans avoir à motiver sa décision. Selon les dispositions contractuelles ou conventionnelles, un délai de préavis peut être fixé, délai qui doit être respecté par l’une ou l’autre partie.
Toutefois, sur le fondement des principes généraux de la responsabilité civile, la notion d’abus de droit peut être invoquée pour sanctionner l’intention de nuire ou la légèreté blâmable.
Pour sanctionner cet abus de droit, les juges prendront en compte les motivations invoquées pour la rupture et comment la rupture de la période d’essai est décidée ou annoncée au salarié ou à l’employeur.
Il ne doit pas y avoir détournement de l’objet de la période d’essai. La preuve de l’abus de droit incombe au salarié ou à l’employeur.
A titre d’exemple, la rupture de la période d’essai ne doit pas reposer sur une discrimination prohibée par l’article L 122-45 du Code du Travail et ne pas être fondée sur : son origine, son sexe, ses mœurs, son orientation sexuelle, son âge, sa situation de famille ou ses caractéristiques génétiques, son appartenance vraie ou supposée à une ethnie, une nation ou une race, ses opinions politiques, ses activités syndicales ou mutualistes, ses convictions religieuses, son apparence physique, son patronyme, son état de santé ou son handicap.
Conseil : interrogez-vous sur les motifs à l’origine d’une rupture de période d’essai. Un recours est toujours possible en cas d’abus.
Licenenciement à l'initiative de l'employeur :
L'employeur doit obligatoirement mettre en ouvre une procédure de licenciement. Les motifs à l'origine du licenciement doivent figurer dans le courrier de notification après avoir été exposés au salarié lors d'un entretien préalable au licenciement.
Il peut s'agir :
Sauf faute grave ou faute lourde, le salarié licencié doit exécuter un préavis et doit percevoir une indemnité de licenciement.
La durée du préavis dépend de l’ancienneté : un mois si l’ancienneté est inférieure à deux ans, deux mois au-delà, trois mois s’il est cadre. La durée du préavis peut être autre, selon la convention collective applicable à l’établissement.
L’employeur peut dispenser le salarié de l’exécution du préavis en lui réglant une indemnité compensatrice.
L’indemnité de licenciement est légale ou conventionnelle. Le montant est fonction de l’ancienneté et de la convention collective applicable aux relations contractuelles.
La Convention Collective applicable dépend de l’activité de l’entreprise. Pour connaître cette convention reportez-vous à votre contrat de travail et à votre fiche de salaire.
A défaut de mention vous pouvez rechercher la convention applicable sur le site : www.legifrance.gouv.fr et la consulter.